| | | | | | Samia, de Philippe Faucon 1h13 – France – 2000 Sortie à Paris : 3 janvier 2001 Avec Lynda Benahouda, Mohamed Chaouch, Kheira Oualhaci, Nadia El Koutei, … Samia, 15 ans, vit dans la périphérie de Marseille. Sixième d’une famille de huit enfants d’origine algérienne très traditionaliste, elle étouffe sous le poids d’une morale faite de croyances et d’interdits qu’elle respecte mais ne partage plus… Yacine, le grand frère au chômage, ne retrouve de légitimité qu’en faisant le gardien des traditions familiales et religieuses. Philippe Faucon continue d’explorer le quotidien de notre société actuelle après Sabine, Muriel fait le désespoir de ses parents ou Mes dix-sept ans. Il filme des jeunes gens d’origine et de mœurs diverses, en proie aux embûches de la vie de tous les jours. Pour donner vie et chair à Samia, le réalisateur a trouvé en Lynda Benahouda une comédienne extraordinaire qui apporte la spontanéité, la ténacité, la fraîcheur à son personnage ; un beau personnage, un électron libre qui se cogne à des murs et à des interdits. Un film simple, réaliste et touchant. A découvrir. | Mercredi, folle journée !, de Pascal Thomas 2h07 – France – 2000 Sortie à Paris : 28 mars 2001 Avec Vincent Lindon, Alessandra Martines, Victoria Lafaurie, Isabelle Candelier, Isabelle Carré, … Le mercredi, heureusement, il y a les enfants pour s’occuper des parents ! Et Martin Socoa, papa divorcé de son état, aura bien besoin de sa fille Victoria pour traverser cette folle journée. Sa nouvelle petite amie vient de le mettre à la porte, et il n’assure plus du tout au travail. Et pour cause : en-dehors du mercredi, Martin joue toutes les nuits, et en oublie parfois sa fille. Alors ce jour-là, ce papa un peu encombré, pas vraiment papa poule, va essayer de gérer au mieux la situation… « Je ne veux pas aller en prison, j’ai école demain ! » (Victoria). Le nouveau film de Pascal Thomas (La dilettante) est un film puzzle, qui réunit une flopée de seconds rôles brillants (Isabelle Candelier, Isabelle Carré, Alessandra Martines et Catherine Frot) entourés d’enfants plus vrais que nature, à commencer par la jeune Victoria Lafaurie, la propre fille du réalisateur. Une comédie tendre et bien sentie sur la société actuelle, drôle, émouvante et optimiste. Un véritable moment de bonheur ! | Presque célèbre, de Cameron Crowe 2h03 – Etats-Unis – 2000 VO Sortie à Paris : 21 mars 2001 Avec Billy Crudup, Frances McDormand, Kate Hudson, Jason Lee, Patrick Fugit, … En 1973, William a 15 ans et une seule passion : le rock. Lorsque le célèbre magazine Rolling Stone lui confie un reportage sur le groupe qui monte, Stillwater, c’est pour l’aspirant journaliste la chance et l’aventure de sa vie. Malgré les objections de sa mère, William part en tournée avec le groupe pour quelques semaines de folie… Bienvenue à bord du vol spécial de la Rock Compagnie pour un voyage dans l’univers fabuleux et très seventies d’un apprenti critique musical. Presque célèbre, comme toute bonne autobiographie un rien déguisée, est un film d’apprentissage. Cameron Crowe en a vu, des choses. Et surtout, il a croisé très jeune les Who, Led Zeppelin et autres Eagles et réussit à partager sa passion et son admiration pour les créateurs, qu’ils soient réalisateurs, écrivains, peintres ou musiciens. La musique est sublime, le casting impeccable et le script est un petit bijou de finesse et de tendresse. Un des petits joyaux de ce début 2001. | Les démons à ma porte, de Jiang Wen 2h20 – Chine – 2000 VO Sortie à Paris : 14 mars 2001 Avec Jiang Wen, Kagawa Teruyuki, Jiang Hongbo, Yuan Ding, … Dans un village reculé, miraculeusement épargné dans la Chine dévastée par la guerre civile et la guerre de résistance contre le Japon, un paysan, Dasan, est menacé une nuit par des soldats de l’Armée chinoise. Ils déposent chez lui deux sacs dans lesquels se cachent un prisonnier japonais et son interprète chinois. Six mois passent sans que les soldats ne se manifestent. Le village étant situé à proximité d’une tour de garde japonaise, les paysans partagent ce secret sous l’emprise d’une panique grandissante… Comédie variant du burlesque au dramatique, Les démons à ma porte rappelle tout d’abord une grande vadrouille à la sino-japonaise. Les personnages loufoques du village de paysans amusent, les quiproquos successifs entre les hôtes et leurs prisonniers font sourire, les tentatives infructueuses d’exécution franchement rire. Une création originale à plus d’un titre, censurée par les autorités chinoises, que Jiang Wen a adapté du roman de You Fengwei, Sheng Cun. Remarquable, à voir absolument ! | Mes voisins les Yamada, de Isao Takahata 1h44 – Japon – 2000 Sortie à Paris : 4 avril 2001 A partir de 7 ans La vie au quotidien, avec ses petites joies et ses petites peines, ses incidents et ses déboires, de la maisonnée Yamada, une « famille moyenne » japonaise : le père, employé dans une société, la mère, femme au foyer, l’aîné, collégien aux résultats standards, la cadette, espiègle et gloutonne, l’infatigable grand-mère, et leur « chien méchant »… L’humour a remplacé la tristesse du Tombeau des Lucioles et les Yamada vous feront souvent sourire. Le scénario est une suite de sketches sans liens apparents, qui dépeignent l’univers confiné de ces gens simples, pleins de défauts attachants. Les transitions musicales et visuelles sont admirables, chacun se reconnaîtra dans les pitreries des personnages. Un film formidable à faire découvrir. | Intimité, de Patrice Chéreau 2h00 – France – 2000 VO Sortie à Paris : 28 mars 2001 Avec Kerry Fox, Mark Rylance, Timothy Spall, Marianne Faithfull, Philippe Calvario, … Ours d’Or au Festival de Berlin 2001 A Londres, Jay vit dans une maison décrépie. Divorcé, barman la nuit, il trompe sa solitude en vivant une relation charnelle intense avec une inconnue, Claire, qui lui rend visite chaque mercredi. De purement sexuelle, cette passion prend davantage corps. Jay découvre que Claire est mariée. Comédienne sans envergure, elle joue du Tennessee Williams dans la cave d’un pub et survit en donnant des cours de comédie pour amateurs. Jay se lie d’amitié avec son mari mais le jeu des faux-semblants ne peut avoir qu’un temps. Que peut-il advenir d’eux ? Inutile de résister : ce film est l’un des plus beaux de son auteur. Magnifique opus où le cinéaste nous permet de nous immiscer dans l’intimité d’une relation de couple. Refusant tous les stéréotypes, Chéreau signe un film profond qui ne manquera pas de questionner chaque spectateur. |
Dernière modification : 29 mai 2002 |
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