| | | | | | La Trace, de Bernard Favre 103 minutes – France – 1983 avec Richard Berry, Robin Renucci… Royaume de Savoie, septembre 1859. Victor-Emmanuel II est en guerre contre l’Autriche. Joseph, paysan-colporteur, va prendre la route, l’hiver durant, pour vendre ses articles de mercerie dans le nord de l’Italie, laissant sa femme enceinte et sa famille au village. Son voyage sera semé d’embûches et de rencontres. Inspiré de faits réels et de personnages proches de l’auteur ( Bernard Favre est originaire de Tignes) , ce film nous entraîne dans une promenade placée sous le signe de la simplicité : même l’aventure, ici, fait partie du quotidien. Bertrand Tavernier, co-scénariste du film, dit de l’auteur : « désireux de comprendre, il n’aborde pas les scènes, les décors en touriste ou en curieux. Il ne les conquiert pas. Mais plus humblement, il les approche « avec la bonne foi des enfants et la patience des poètes ».» | Betty Fisher et autres histoires, de Claude Miller France – 1h41 – 2001 Sortie à Paris : 24 octobre 2001 Avec Sandrine Kiberlain, Nicole Garcia, Mathilde Seigner, Edouard Baer, Stéphane Freiss… Deux femmes, deux mondes : Betty Fisher, jeune écrivain à succès et mère épanouie d’un petit garçon; Carole, serveuse dans un bar, mère accidentelle d’un enfant qu’elle ignore. Lorsque Margot, la mère de Betty, excessive et légèrement givrée, ressurgit soudainement dans la vie de celle-ci, ces destins vont se croiser et s’affronter suite à un tragique accident… Autour de ces trois personnages principaux, s’organisent différentes histoires, qui s’éclairent les unes les autres, parfois de manière complètement inattendue. Entourées de rôles secondaires, tous magnifiques (Stéphane Freiss, en père cynique, Edouard Bear, en petit gigolo…), les trois interprètes principales forment un trio d’exception. Sandrine Kiberlain et Nicole Garcia ont d’ailleurs reçu le prix d’interprétation au Festival de Chicago pour ce film, qui raconte une histoire très forte, à la fois policière et psychologique, foisonnante, s’offrant même un humour parfois grinçant et qui nous ficelle devant l’écran. Claude Miller, ici au sommet de son art, est un grand cinéaste dont il faut impérativement redécouvrir l’œuvre. Betty Fisher, jubilatoire et beau, est une bonne occasion. | Sur mes lèvres, de Jacques Audiard 1h55 – France – 2001 Sortie à Paris : 17 octobre 2001 Avec Vincent Cassel, Emmanuel Devos, Olivier Goumet… Carla est secrétaire dans une entreprise immobilière. Débordée, gênée dans son travail par un problème auditif, elle essuie toutes sortes de brimades. Pour se faire aider, elle engage un stagiaire, Paul, un délinquant fraîchement sorti de prison. Carla, seule dans la vie, se met en devoir d’aider Paul, même s’il est loin de convenir au poste. Peu à peu, ils vont entrevoir de nouvelles « collaborations » et se rendre indispensables l’un à l’autre… Une satire grandiose de la vie de bureau qui bascule dans le film noir. Jacques Audiard confirme ici, après « Regarde les hommes tomber » et « Un héros très discret » sa place, singulière et importante dans le cinéma français. On est surpris et ligoté par une mise en scène qui ne laisse aucun répit aux protagonistes, traquant émotions et comportement à fleur de peau en des cadrages serrés. Transcendé par la présence d’Emmanuelle Devos et de Vincent Cassel, qui n’eut jamais de rôle aussi complexe, Sur mes lèvres est un film vibrant, habité, et dont l’énergie engendre à coup sûr l’émotion. Une leçon de cinéma qui force l’admiration | Reines d’un jour, de Marion Vernoux 1h34 – France – 2001 Sortie à Paris : 24 octobre 2001 Avec Karin Viard, Hélène Fillières, Victor Lanoux, Jane Birkin, Sergi Lopez, Clémentine Célarié, Melvil Poupaud… Il y a des jours comme ça où rien ne va. Marie Larue, apprentie photographe, subit un licenciement et apprend qu’elle est enceinte ; Hortense Lassale, orthophoniste de 33 ans, mariée, court après un amant potentiel ; un chauffeur de bus est plaqué par sa femme; une ex-star cathodique espère retrouver son amour de jeunesse...Le casting le plus ébouriffant de cet automne, engagé dans un chassé-croisé éclaté aux quatre coins de Paris, pleins de décalages et de sautes de tons, avec en prime la voix de Catherine Ringer chantant Brassens (« Sur le pont des arts.. »). Marion Vernoux (« Personne ne m’aime », « Love etc…»), réalisatrice nerveusement atypique, entremêle les destins contrariés de ses héros ordinaires et délivre une comédie aussi énergique que subtile. Quelque part entre le « Short Cuts » de Robert Altman et « Le goût des autres » d’Agnès Jaoui, « Reines d’un jour » confirme que le cinéma français aime de nouveau, ici pour le meilleur, les histoires polyphoniques. | L’Etrange Noël de Mr Jack, d’Henry Selick 1h15 – Etats-Unis – 1994 Film d’animation musicale d’après une histoire originale de Tim Burton. Jack , le « Roi des citrouilles », le grand ordonnateur d’Halloween dans la ville du même nom, est lassé de cette fête. C’est alors qu’il découvre accidentellement l’entrée de la ville de Noël, et est fasciné au point de vouloir en prendre le contrôle. Il va donc prendre la place du Père Noël en le kidnappant le soir d’une nuit de Noël… Un conte fantastique pour les enfants et les plus grands. | La Nounou, de Gari Bardine 47 mn – Russie – 1999 Programme composé de trois courts-métrages : Le Conte du Nouvel an : Dans une boutique de Noël, il ne reste plus qu’une poupée abîmée et une oie mécanique cassée que les clients refusent. Après la fermeture, les deux jouets s’animent et se mettent en route pour tenter de trouver un enfant qui les adoptera. L’Arbre aux lutins : Par un beau jour d’hiver la neige se met à fondre et d’un arbre tombent de grosses noix qui s’ouvrent en libérant de petits bonshommes de verres… La Nounou : Un petit garçon qui s’ennuie le soir de Noël, car ses parents n’ont pas le temps de s’occuper de lui, se fabrique lui même une nounou… |
Dernière modification : 29 mai 2002 |
|
|
|