| | | | | | Ca ira mieux demain, une fantaisie de Jeanne Labrune 1h29 – France – 2000 Sortie à Paris : 15 novembre 2000 Avec Nathalie Baye, Jean-Pierre Darroussin, Jeanne Balibar, Isabelle Carré, Didier Bezace… Elisabeth, trentenaire en manque d’amour, souhaite acheter un rouleau de plastique pour emballer dans sa cave, la commode ayant appartenu à sa mère. De quiproquos en caisse de supermarché, elle entre dans la vie de Sophie et de Xavier, son psy de mari, lequel flaire instantanément la perturbatrice d’un ordre que ses patients même ne sauraient malmener… Après Si je t’aime… prends garde à toi, Jeanne Labrune nous concocte une comédie enlevée pleine d’allumés ordinaires. Avec une distribution d’enfer ! On est heureux de retrouver Jeanne Balibar dans un rôle comique où elle excelle avec son ton décalé et ses drôles de manières. A ses côtés, Nathalie Baye, Jean-Pierre Darroussin, Isabelle Carré…, tout aussi excellents. La réalisatrice se préoccupe toujours de nos travers, voire de nos drames quotidiens, mais préfère cette fois-ci en rire et en faire rire. Et à l’instar du personnage de Darroussin, elle nous sauve de la dépression, en douceur. Pour un démarrage de cette nouvelle année tout en fantaisie, une des plus jolies comédies de l’année. | Le petit cirque et autres contes, de Pascal Le Notre et Jacques-Rémy Girerd 50 minutes – France – 1994 A partir de 3 ans Sept films d’animation français pour les enfants sages et tous les autres : « Au clair de la Lune », « Le petit cirque de toutes les couleurs », « Nos adieux au Music-Hall », « Le Wall », « Paroles en l’air », « Le Prince des joyaux » et « Le moine et le poisson ». Réalisés à Valence par le studio d’animation Folimage, ce programme s’adresse aux enfants dès 3 ans. | In the mood for love, de Wong Kar-Waï 1h38 - Hong-Kong / France – 2000 VO Sortie à Paris : 8 novembre 2000 Avec Tony Leung, Maggie Cheung Man-Yuk, Rebecca Pan… Hong-Kong, 1962. Deux couples emménagent le même jour dans le même immeuble, au même étage : les Chow et les Chan. Un jour, madame Chan et monsieur Chow apprennent que leurs conjoints sont amants. Blessés, ils se rapprochent alors, pour essayer de comprendre comment a pu naître cet amour adultère. Ces deux moitiés de couple abandonnées à elles-mêmes, c’est toute l’histoire du film, et une part de son style : même quand on entendra leurs voix, les époux respectifs resteront « absents », hors champ. Wong Kar-Waï a toujours choisi le camp des formalistes. In the mood for love s’appuie donc sur une esthétique précieuse (harmonie des couleurs, beauté des lumières, agencement précis des objets) et une réalisation sophistiquée (cadrages élaborés, collage musical raffiné, ralentis et mouvements de caméra). Mais ce qui élève indiscutablement ce film, c’est le fait qu’il traite un sujet qui, non seulement justifie, mais rend indispensable cette approche formelle. Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 2000, Tony Leung est magnifique et bouleversant, donnant la réplique à une Maggie Cheung superbe. | Lumumba, de Raoul Peck 1h56 – France – 1998 VO Sortie à Paris : 4 octobre 2000 Avec Eriq Ebouaney, Alex Descas, Théophile Moussa Sowié… En collaboration avec l’ACRIRA, dans le cadre de « Cinéma et Société » Un débat organisé en collaboration avec Ecrans Nord-Sud aura lieu après les séances de 14h et de 18h30, le lundi 22 janvier 2001. A la conférence de Berlin, en 1885, l’Europe se partage le continent africain. Le Congo devient propriété personnelle de Léopold II, Roi des Belges. Le 30 juin 1960, un jeune nationaliste autodidacte, Patrice Lumumba, devient à 36 ans le premier chef de gouvernement du nouvel état indépendant. Son pouvoir durera deux mois. Ceci est une histoire vraie. Lumumba ne parle pas d’un événement local et dépassé. Il raconte une tragédie qui n’a cessé de résonner dans tous les drames récents de l’Afrique et de l’Europe, du Rwanda à la Yougoslavie. Ni hagiographie, ni chronique, le film se veut une approche moderne d’un héros historique, où s’entremêlent le romanesque et le politique, l’intime et le public, l’histoire indivi-duelle et l’histoire de tous. | Dans le cadre de Lycéens au Cinéma Roger et moi, de Michael Moore 1h31 – Etats-Unis – 1989 VO Sortie à Paris : 21 mars 1990 Documentaire Flint, dans le Michigan, est une ville réduite au chômage depuis la fermeture et le transfert au Mexique des usines General Motors. Michael Moore, journaliste et enfant du pays, veut rencontrer le P.-DG de la firme, Roger Smith, et le faire venir à Flint pour constater l'’mpleur du désastre économique. lE film raconte cette poursuite mouvementée, tout en décrivant, à l’aide d’une quantité de documents et de témoignages, la rapide dégradation de la ville. Michael parvient enfin à approcher Roger, mais celui-ci refuse de venir à Flint… Roger et moi précède de dix ans The big one, présenté l’an dernier à Cinétoiles ; drôle, brillant et iconoclaste de bout en bout, ce film dépoussière le genre ingrat du documentaire cinéma-tographique. Moore ne se défend pas d’être partial, voire caricatural. Et plutôt du côté de Swift que d’Albert Londres. S’il met les rieurs de son côté, ce n’en est pas moins en leur lançant de bons morceaux de vérité. Là est l’astuce. | Girlfight, de Karyn Kusama 1h50 – Etas-Unis – 2000 VO Sortie à Paris : 29 novembre 2000 Avec Michelle Rodriguez, Santiago Douglas, Jaime Tirelli, Paul Calderon… Carrure de déménageur, bras puissants, sourcils froncés, Diana Guzman n’est pas du genre à abuser du rouge à lèvres ou du fond de teint. Ce dont elle abuserait plutôt, ce sont des beignes infligées à ses camarades du lycée. Elle a de l’énergie à revendre qu’elle canalise mal, comme nombre d’ados, elle plus violemment que d’ autres. L’environnement difficile d’une cité, une mère décédée, un père absent… La boxe, sport viril par excellence, va l’aider à sortir de son chaos intérieur. Sortir ce qu’elle a dans le ventre pour mieux se trouver, ailleurs qu’à l’école où elle croupit. Premier film de Karyn Kusama, Girlfight a été remarqué au Festival de Sundance, puis à celui de Deauville où Michelle Rodriguez a reçu le prix d’interprétation pour sa (première) composition sans fausse-note. L’œil précis, la réalisatrice sait révéler la pureté chorégraphique de ce sport – qu’elle a elle-même pratiqué. Elle transmet sa passion à travers une mise en scène sans fioritures. Un film pour ados et adultes, à ne pas rater. | Dernière modification : 29 mai 2002 |
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